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« Du bonheur au malheur ? Il n’y a qu’un pas, qu’un état. Cette solitude accablante qui donne peur et qui rassure. Le caractère désert de ce mal qui maintient l’être. La négation pour la négation (dégagé par Philippe Sollers) que l’homme tourne positivement en vécu, en position, en sensation. Apprécier ce malheur exaltant lorsque le bonheur se veut inconnu, pas tout proche, trop loin, trop incertain. Le malheur donne envie. Et donne vie aux ressentis. On s’y perd, en cette morsure du cœur apaisante, planante, on ira mieux, forcément. Suffit d’attendre. Tu aurais pu être là, seul, dans cette bagnole aux vitres ouvertes, allumant la clope qui viendra te brûler les lèvres, l’acte mécanique de réconciliation avec toi même, tes pensées abruptes bouffant tes souvenirs amers. Tu aurais pu être là, tes larmes roulant, te rappelant que ce cœur bat, ressent, jaillit ce que tu croyais être parti. Accro à ce sentiment de conquête perdu venant alimenter la pauvre vie, fébrile…Ton rêve te rend vivant, accompagnant, devenant presque prétexte à ce malaise incompris des autres appartenant au monde absent, parce que forcément différent. »
Extrait d’un futur bouquin signé Moi Même…
Elle est jolie dans le bouleversement, elle est la magnifique dans l’apologie du mal, dans la transparence du mâle. Impeccable douleur inerte, de Romy Schneider. Comment peut-on célébrer, même rappeler l’anniversaire d’une mort ? Je déteste cette formule, je ne me donne donc pas de prétexte à parler d’elle. Le mal inspire et merde nous n’y nous pouvons rien. Sa douleur sublime, à Romy, dans « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej Żuławski. La fureur de vivre qui nous gagne à la seule évocation de son image. Le destin tragique des siens quand tout allait enfin bien.
Je l’adore cette fille, je l’admire. Peut-on aimer quelqu’un sans ressentir une part d’admiration à son égard ? Je ne crois pas. Je l’ai toujours regardée. Petite, dans « Sissi l’impératrice », presque à chaque noël, j’en attendais l’horaire. Cette image dont elle a toujours souffert, glacée, sur papier. Anecdote triste d’une interview à Cannes. Un journaliste l’appelle Sissi. Par mégarde, elle reste calme. Mais Romy est trop loin de l’impératrice et de sa mère si couveuse, fière. Trop fière d’elle. Et puis Romy c’est « La piscine », l’ultra médiatisation torride du couple indémodable encore aujourd’hui. C’est aussi « Les choses de la vie » avec lequel la femme revit, peut-être est-ce à ce moment précis qu’elle est devenue la même que quand elle est partie… D’une simplicité. D’une dignité incroyable, effroyable. Détonante avec la cristallisation de son histoire. Et puis Romy devient Nadine, une jeune actrice. Les deux femmes se rejoignent alors avec cette même tendresse tragique dans le regard. Une réussite qui tient de l’exorcisme. Mais qui serait-elle aujourd’hui ?
Scène de “L’important c’est d’aimer”…
Il était une fois une poupée trash de 27 ans. Il était une fois une référence musicale que la drogue aura tué. Il était 15h54 heure française quand les tabloïds ont relayé ce qu’une multitude de fanatiques redoutait. Entre Athènes et New York, elle titubait. Les Inrocks se sont présentés comme un coup de fouet, selon leurs dires elle était « totalement ivre, incapable de se souvenir des paroles des chansons comme des noms de ses musiciens » et elle « n‘avait visiblement aucune idée de l’endroit dans lequel elle se trouvait ». Amy, je ne l’ai jamais vraiment écouté, elle m’accompagnait simplement durant certains voyages en train alors que je me trouvais encore légèrement éméchée. Amy Winehouse c’était plutôt l’art de cultiver la différence. La confrontation du spectateur, du receveur à lui même et à tout ce qu’il a de plus normal face à ce monstre vocal. Un appel à son empathie, à sa propre lutte contre la destruction de cette frêle poupée aux poumons de chanteuse black affirmée.
Amy Winehouse, c’est l’histoire d’une gamine de 16 ans qui sort Frank, son premier album. Direct et entièrement autobiographique, c’est la naissance d’un style. Du «style» Amy. Une musique soul et une forte personnalité qui animent les foules… Amy Winehouse, c’est aussi le single Stronger Than Me pour lequel elle remporte en 2004 le Grammy Award de la meilleure chanson contemporaine et cette année 2007 où elle est élue la meilleure artiste féminine britannique de l’année.
Amy, c’est aussi l’histoire d’une femme amoureuse…D’un auto et formidable cataclysme toxique avec Blake Fielder-Civil, son époux…Une femme qui se laisse crever de l’intérieur avec cette même candeur passionnée que connaissent ces éternels épris d’absolu. D’impossible absolu parce que révolu.
“Je suis inconsolable. Mes larmes ne sècheront jamais… Je n’aimerai jamais comme je l’aimais. Ceux qui me connaissent et connaissaient Amy savent la profondeur de notre amour. Je n’arrive pas à croire qu’elle est morte” a-t-il confié au Sun.
Et puis Amy, c’est une force faible, une dureté que l’on imagine obsolète. Une virilité de femme tendre. Des conneries, évidemment…
Parce qu’aujourd’hui, c’est dans son domicile du quartier de Camden, au nord de la capitale britannique, que la chanteuse a été trouvée morte aux environs de 16 heures. A 27 ans. Un nombre symbolique dans la mythologie pop/rock puisqu’il a emporté Robert Johnson, Janis Joplin, Jimi Hendrix ou Jim Morisson auparavant…
Moi, j’aime bien m’en souvenir avec cette chanson là : Love Is a Losing Game…
“Le journalisme, c’est le contact et la distance” disait Hubert Beuve-Méry…
Et moi j’Adore ça…
Ce n’est pas parce que j’ai rien à dire que l’on ne peut admirer:
1) Yumiko Igarashi, la dessinatrice de Candy…
2) Une mangaka (dessinateur de mangas japonais)
3) Le vainqueur d’un combat de catch japonais
4) Deux créateurs de manhwa (mangas coréens)
5) Une version japonaise de la pose “mise en valeur du tatouage-regard lointain” de la mort qui tue
Bonne journée les Actu’adorés
XXX
Pour ne pas oublier…Candy Candy…
Parce que le blog Actu’Elle c’est aussi les confessions de personnalités plus ou moins médiatisées, je vous propose de nous retrouver autour du sportif Vincent Parisi. C’est dans une interview pour le compte d’RTL9, chaîne du groupe de télévision AB Productions, que j’ai croisé sa route… Une nouvelle médiatisation née de la sortie du jeu “UFC Personal Trainer” sur Xbox 360 ( et croyez-moi qu’au départ cela m’a coûté car en matière de jeux vidéos et d’exercices physiques, je reviens d’une vie…)
Le “Gentleman Fighter” se dévoile et c’est avec plaisir que je me suis glissée dans les méandres de la vie d’un sportif, champion du monde 2010 de Jujitsu KO, reconverti en chroniqueur averti…
Vidéo : http://www.flickr.com/photos/actuelle/5908448302/in/photostream
C’est dommage. Si aujourd’hui, il s’était passé quelque chose de passionnant dans ma vie, j’aurais peut-être pu vous percuter ou vous retourner l’esprit. Mais ce soir, j’ai décidé de me cacher pour cause d’absence de matière, tapie, impuissante, face à la chaleur parisienne. Ne vous y méprenez pas, d’accord, je laisse la célébration de peaux rougeâtres et pailletées aux transports sans clim’ de notre capitale chérie mais je ne me vois pas vous quitter ce soir sans vous avoir proposé l’apologie d’une grande dame, simplement parce que j’aime autant transmettre l’art des mots que de le recevoir…
Ma “Elle” du jour prend les traits de Viviane Forrester. Et c’est sans nulle conscience de l’envie qu’elle fait naître de composer son propre chef-d’œuvre de vie qu’elle inspire. Qu’elle m’inspire. Emplie de profondeur littéraire et gorgée de Paris, référence à Rivoli. Je cite :
“Comme nous avancions un peu sur la passerelle, lui un peu en arrière de moi, les bras autour de mes épaules. Il avait murmuré : you’ll write a book about this. Et moi désolée, furieuse, certaine que de l’avoir entendu dire m’empêcherait de le faire. Et je l’ai fait. Je le tente, du moins. L’aurais-je tenté sans lui ?
Voir, regarder en face, ne pas se dérober. Ne demeure en cette planète que l’intensité, la grandeur miraculeuse des œuvres. La passion.
Comme j’ai besoin de quelqu’un entre le vide et moi, l’énigme et moi. Un intercesseur entre la vie, le temps, l’espace et moi. Quelqu’un qui m’abrite, m’aide à supporter ce que j’ignore, ce que je sais.
Mes phrases, mes pages qui m’entrainent, me sauvent, me grondent, me forcent, me perdent. Tellement plus puissantes que moi.
Remercier. Remercier pour les chemins de Bénodet, le blé contre la mer, pour le ciel des Tuileries, remercier d’être. Se remercier soi. Je ne regrette rien, ne me félicite de rien. Je suis là. Je n’imagine rien d’autre. Tous ces hommes, qui se sont immiscés dans l’histoire de la petite fille au jardin sombre, aux livres et qui demeure seule, là-bas au pied de la maison de mon enfance, où Debussy est mort.
Écrire, c’est notre vie se communiquant à nous. Ce n’est pas une activité pour raconter plus ou moins ceci ou cela. C’est une expérience abrupte.
J’ai compris ces derniers jours qu’il faut attendre, patienter. Ne pas s’inquiéter si le travail vacille, ne pas renoncer. Mais tenir tel un rocher dans son propre océan, tumulte ou calme plat. Il suffit de laisser passer l’impatience, la tristesse pour découvrir le travail accompli de la tristesse, l’impatience inconsciemment utilisées.
Notre monde, ce mot. Dans quel langage ? Et le langage en quel mot ? Et le mot, une aventure à chaque fois.
L’écriture ? Une indication, pas une déclaration. Écrire pour moi, c’est seulement et sans fin aller vers… C’est aussi être une voix. Parfois le frôlement, le toucher, l’insistance d’une peau. Le souffle.
L’absurdité que cela paraisse absurde, enfantin d’écrire. Si peu sérieux. Auprès de ceux qui alignent des chiffres dans les bureaux, ce que Rimbaud a compris. Illustré. Qu’est-ce un Baudelaire auprès des astronautes ?
Je fais tout parler, même les virgules.
Ce lieu de l’écriture dont je m’entoure, dont je construis, dont je m’enchante de savoir qu’il existe et m’attend lorsque je me trouve ailleurs, le sachant mien, disponible, en attente. Mon royaume. Volupté.
Je ne dors pas. Blocage.”
“Rue de Rivoli”, journal intime tenu par Viviane Forrester entre 1966 et 1972… S’illustrant dans un genre différent de l’horreur économique.
Bonne journée, bonne soirée, bonne nuit mes Actu’adorés
Il y a un an, je donnais un sens et une vie à ma passion, à quelques-unes des choses qui me font me sentir libre : utiliser les mots à ma guise, construire, créer, décomposer, rencontrer. « Tenter d’écrire avec les mots de tout le monde comme personne. » disait Colette, ma ligne de conduite.
Il y a un an, je donnais une signification à ce feu intérieur qui m’anime : je veux voyager et écrire, approcher et découvrir. Voilà un tout petit peu plus d’un mois que notre bébé web est arrivé. Et moi-même et Actuelle vous annonce non sans plaisir que ce dernier est à plus de 1800 visites. Si deux tiers des blogs sont abandonnés dès le premier mois selon les statistiques, je peux vous affirmer que cet espace survivra. Parce que c’est la passion qui me guide tous les jours à retranscrire mes moments de vie. Parce que ce blog devient une source d’apprentissage sans limites. Parce que cette projection du réel au virtuel rythme ce que je suis. Et parce que cette toile personnelle m’a permis des échanges très sympathiques. Alors Merci. Merci à ceux qui me suivent. A ceux qui me commentent. A ceux qui me soutiennent, de près ou de loin, dans cette aventure, ce choix d’être visible par et pour vous, lecteurs et amis.
“Si les bars à Londres avaient des terrasses comme à Paris, on y boirait des verres de pluie…”
A l’heure ou le couple Kate et William fêtent l’anniversaire du Prince Philip…
Londres m’appelle, je ne dors pas. Le soleil disparaît, Londres se noie. Le froid me glace, j’immortalise le spectacle. Je dévore, je prends, je clique, je pose, j’immortalise. Juin a des accents de Mars. Les giboulées d’été ne gagneront pas. Je marche sur les pas de Rimbaud et Verlaine…L’excentricité individualiste règne. Londres m’appelle. Et si Camden Town était la percée de mon Angleterre actuelle…